Nantes paradis du supermarché

Sommes nous tant accros aux supermarchés que ceux-ci ne cessent de prendre du terrain dans notre paysage,  sur les parcelles agricoles,  sur les marécages aux tritons ? (Les tritons dont il est question pour asseoir notre refus à l’aéroport de Notre Dame des Landes : « Des tritons, pas des avions ! »)

En effet, la surface commerciale dans l’agglomération nantaise est de 850 000 m2 avec 19 hypermarchés et 59 supermarchés.  Les hypermarchés offrent 220 m2 de vente pour 1000 habitants contre une moyenne nationale de 143 m2, ce qui en fait une championne de la grande surface ! (Source : AURAN)

Bon, il est vrai que le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes porte sur 16 000 000 m2 soit 20 fois la surface de tous les magasins de l’agglo réunis…  Mais il est à parier (ou à démontrer) que les grandes surfaces ou zones commerciales péri urbaines de Nantes doivent concurrencer de près l’impact environnemental d’un aéroport international sur plusieurs aspects : paysages et territoires, biodiversité (les tritons) étalement urbains, transports de marchandises par poids lourds, le tout routier (drive in, parking), l’énergie (lumière, chauffage, froid) , santé mentale (trop de couleurs criardes et de publicités) et pour ce qui nous intéresse ici, le monstrueux, l’invraisemblable, l’intolérable impact écologique de l’alimentation de supermarché.

C’est celui qui gonfle votre empreinte écologique

alors, comment sortir de ce mauvais pas ?

Plusieurs possibilités :

– Ne plus manger (parfois j’y pense)

– Devenir locavore

– Devenir végétarien…

Quelques indices pour un système idéal de l’alimentation respectueuse de la Nature

Dans un article du Journal des collégiens (supplément Ouest France juin 2009), Mlle Gautrau, en 4ième à Saint Mars de la Jailles, décrit comment ses grands parents mangeaient avant l’ère des supermarchés. Extrait : « Avant, les gens de la région pratiquaient l’auto consommation dans les campagnes comme dans les villes (jardins ouvriers), les marchés pour les fruits et légumes, ou les commerçants ambulants. Et recouraient aux commerces de proximités. Le constat est le suivant : une alimentation moins variée, mais moins de gaspillage, moins de transport, moins de déchets…  »

Voici donc ce que pourrait nécessiter un système idéal de l’alimentation respectueuse de la Nature

– produire soit même

– soutenir les agriculteurs locaux, la culture biologique et saisonnière (sur les marchés par exemple)

– recourir au petit commerce de proximité bio